Contrairement à une idée reçue, les travailleurs indépendants peuvent, dans certaines situations bien précises, bénéficier d’un dispositif assimilable à une allocation chômage.
Il existe en effet un mécanisme spécifique appelé Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI), destiné aux indépendants involontairement privés d’activité. Connaissez-vous ce dispositif ?
Dans quels cas l’ATI est-elle ouverte aux travailleurs indépendants ?
L’ATI peut être accordée aux travailleurs indépendants dont l’activité a cessé dans l’une des situations suivantes :
- Liquidation judiciaire
L’entreprise a fait l’objet d’un jugement d’ouverture de liquidation judiciaire. - Redressement judiciaire avec remplacement du dirigeant
L’entreprise est placée en redressement judiciaire et l’adoption du plan de redressement est subordonnée, par décision du tribunal, au remplacement du dirigeant. - Cessation totale et définitive d’activité pour non-viabilité économique
L’activité a cessé définitivement car elle n’est plus économiquement viable.

Le caractère non viable de l’activité est reconnu lorsque les revenus fiscaux issus de l’activité non salariée ont diminué d’au moins 30 %.
Quelles sont les conditions à remplir pour en bénéficier ?
Pour prétendre à l’ATI, plusieurs conditions cumulatives doivent être réunies :
- Vos ressources mensuelles doivent être inférieures au montant du RSA, soit 646,52 € en 2025.
- Vous devez avoir exercé votre activité de manière ininterrompue pendant au moins 2 ans, au titre d’une seule et même entreprise.
- Vos revenus professionnels doivent avoir été au minimum de 10 000 € sur la période de référence.
- Vous devez être en mesure de justifier d’une recherche effective d’emploi, notamment par une inscription et un suivi auprès des services compétents.
Quel est le montant de l’ATI ?
L’ATI ouvre droit à un revenu de remplacement d’environ 800 € par mois, versé pendant une durée maximale de 6 mois.
À noter : L’ATI ne peut être accordée qu’une seule fois tous les 5 ans.

