Quelles sont les conditions d’éligibilité à la retraite progressive ?

1. Conditions liées à l’assuré

  • Durée d’assurance : avoir validé au moins 150 trimestres dans un ou plusieurs régimes obligatoires de base d’assurance vieillesse.
  • Âge : avoir atteint l’âge légal de la retraite diminué de 2 ans (entre 60 et 62 ans selon l’année de naissance).
    • À partir du 1er septembre 2025 : l’accès à la retraite progressive sera possible dès 60 ans pour tous, quel que soit l’âge légal applicable.
  • Activités exclues : certaines professions ne peuvent pas bénéficier du dispositif (liste réglementaire).

2. Conditions liées à la réduction d’activité

  • Si l’assuré est soumis à une durée de travail :
    • activité réduite comprise entre 40 % et 80 % d’un temps plein,
    • soit environ 14 à 28 heures par semaine ou 87 à 174 jours par an (salariés en forfait-jours).
    • Des règles spécifiques existent pour les particuliers-employeurs, assistants maternels, salariés multi-employeurs.
    • Il est possible, sous conditions, de déroger à la durée minimale légale ou conventionnelle.
  • Si l’assuré n’est pas soumis à une durée de travail (indépendants, etc.) :
    • Revenu annuel d’activité ≥ 40 % du SMIC brut (au 1er janvier de l’année considérée).
    • La diminution des revenus doit être comprise entre 20 % et 60 % par rapport à la moyenne des 5 années précédentes.
    • Les revenus pris en compte sont ceux de l’assiette de l’impôt sur le revenu.
    • Le respect de la diminution doit être justifié chaque année.

3. Accord de l’employeur

  • La réduction du temps de travail implique un avenant au contrat de travail.
  • Le salarié doit adresser sa demande par lettre recommandée avec AR au moins 2 mois avant la date souhaitée, en précisant la quotité de travail demandée.
  • L’employeur dispose de 2 mois pour répondre :
    • Le refus ne peut être motivé que par une incompatibilité avec l’activité économique de l’entreprise.
    • En l’absence de réponse, la demande est réputée acceptée.
  • Projet de loi « Senior » (en discussion) : l’employeur devrait motiver un éventuel refus uniquement par des conséquences réelles sur la continuité de l’activité ou des difficultés de recrutement liées au poste.

En résumé : 60 ans + 150 trimestres validés + réduction d’activité entre 40 % et 80 % (ou baisse de revenus entre 20 % et 60 %) + accord de l’employeur (tacite si pas de réponse).

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